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DOCUMENTS

Attestation de fin de formation : ce qu'elle doit contenir

L'attestation de fin de formation est remise à chaque stagiaire à l'issue de son parcours. C'est un document court, souvent bâclé, et pourtant regardé de près par les financeurs comme par les auditeurs.

Son défaut le plus fréquent n'est pas une mention manquante. C'est de dire autre chose que ce qu'elle doit dire.

Ce qu'elle atteste

Elle atteste qu'une personne a suivi une formation donnée, sur une durée donnée, avec des objectifs donnés, et ce que l'évaluation a montré de ses acquis.

Elle n'atteste rien d'autre. Elle ne confère aucun titre, aucun diplôme, aucun droit d'exercer.

C'est la confusion la plus répandue et la plus dommageable, parce qu'elle se retourne contre l'organisme : un stagiaire qui croit avoir obtenu autre chose que ce qu'il a obtenu finira par le dire.

Les mentions à y faire figurer

L'identification de l'organisme. Raison sociale, adresse, numéro de déclaration d'activité auprès du préfet de région.

L'identité du stagiaire. Nom, prénom.

L'intitulé exact de la formation, celui-là même qui figure au programme.

Les objectifs. Ce que la formation visait à faire acquérir.

Les dates et la durée. Les dates réelles, et le nombre d'heures effectivement suivies — pas le volume prévu si la personne n'a pas tout suivi.

La nature de l'action. Action de formation, bilan de compétences, validation des acquis, apprentissage.

Les résultats de l'évaluation. Ce que le stagiaire a acquis, tel que l'évaluation l'a montré.

La date de délivrance et la signature du responsable de l'organisme.

Les mots à ne pas employer

« Certification ». Une certification est un titre inscrit à un répertoire national, délivré selon des règles précises par un organisme habilité. Une attestation de fin de formation n'en est pas une, et l'écrire expose à des ennuis sérieux.

« Diplôme ». Même raison, en plus grave.

« Certificat », employé seul. Le mot prête à confusion. S'il désigne réellement un certificat interne, précisez-le sans ambiguïté.

« Réussite », « validation », « qualification ». Ces termes suggèrent un examen et un seuil. Si votre évaluation en comporte un, dites-le précisément. Sinon, décrivez ce qui a été constaté.

Le bon réflexe : décrire, ne pas qualifier. « A suivi » et « a été évalué sur » sont exacts. « A obtenu » et « est certifié » demandent de pouvoir le prouver.

Le cas de la durée

Une attestation porte les heures réellement suivies.

Si le programme prévoyait vingt-et-une heures et que le stagiaire en a suivi quatorze, c'est quatorze qui doivent figurer. Écrire vingt-et-une serait une fausse déclaration, et le financeur qui paie sur cette base est en droit de se retourner contre vous.

C'est aussi pourquoi les présences doivent être tenues au jour le jour : sans elles, ce chiffre ne peut être qu'approximatif.

Ce qui se génère tout seul

Toutes les mentions ci-dessus existent déjà quelque part : dans la fiche de l'organisme, dans celle de la session, dans celle du stagiaire, dans le relevé de présences.

Une attestation produite à partir de ces données est exacte par construction. Elle ne peut pas annoncer une durée qui n'a pas été suivie, ni un intitulé qui ne correspond pas au programme.

Une attestation rédigée à la main dans un traitement de texte, à partir d'un modèle recopié, contient tôt ou tard la date de la session précédente ou le nom du stagiaire d'avant. Cela arrive à tout le monde, et cela se voit.

La remise

L'attestation se remet au stagiaire. Le pluriel compte : chaque stagiaire reçoit la sienne, y compris celui qui a abandonné en cours de route — avec les heures qu'il a réellement suivies.

Gardez-en une copie. C'est une pièce du dossier de formation, et un auditeur la demandera.

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